Martine Le Grumelec, directrice de l'école Jacqueline-Auriol, depuis plus de 20 ans.

Cette année, il faut absorber les élèves nouvellement installés dans le bourg. Une classe est créée en maternelle aux Buzardières, mais la Pelousière n’ouvrira qu’en 2014 ! Et comme chaque année il faut gérer la rentrée de près de 300 élèves – c’est l’école élémentaire la plus importante de la ville. Des élèves nouveaux dans toutes les classes, une quinzaine d’enfants de familles Roms et environ 30 % d’enfants d’origine étrangère ! Certains ont la nationalité française, d’autres pas, certains parlent leurs langues et un peu de français. Les cours d’arabe et de turc ont lieu le soir et nous allons ouvrir une nouvelle tranche horaire. Il faut noter que les enfants des autres écoles du bourg viennent aux cours de langues dans cette école. Cette grande diversité d’enfants se conjugue, depuis une dizaine d’années, avec les transformations de situations familiales. Les écarts se creusent, les classes moyennes se réduisent. Les situations sociales jouent sur la scolarité et comptent dans les résultats. C’est pourquoi j’attache une grande importance au suivi des familles. La réussite scolaire passe par un climat de confiance avec les parents. Ceux qui souhaitent changer leur enfant d’école, c’est leur droit. Et puis, il faut savoir que trente dérogations scolaires sont accordées chaque année à des enfants qui devraient venir dans cette école. Par ailleurs, on en reçoit quelques-uns de Couëron, car c’est sur la route du travail des parents. Et en fin de CM2, la moitié des enfants rejoignent le collège Ernest-Renan et l’autre moitié va au collège Anne-de-Bretagne. C’est une disposition administrative, pas toujours comprise des parents. Quoi qu’il en soit, l’équipe pédagogique maintient le cap de la réussite scolaire, en réduisant les effectifs à 22 élèves en CP et en acceptant 30 élèves en CM. C’est le choix pédagogique des treize enseignants de cette école… dont un homme ! »
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